Ce capitaine avait comme habitude l’océan atlantique. Attendre la bonne marée pour naviguer, calculer les courants pour entrer et sortir de son mouillage. Et le vent, d’une façon ou d’une autre, toujours présent.
Cette fois, un changement, la mer méditerranée, le mare nostrum, un autre monde.
Confiant, pensant que ça pouvait être que facile cet espèce de grand lac enfermé entre les terres, il plongeait dans une aventure inconnue.
L’histoire des marins qui ont caboté ces eaux aurait du le mettre en garde…
Ces jours, tout allait bien sur les vagues. Dellys cheminait doucement, une brise délicate suffisait pour transformer le paysage devant nos yeux.
Une belle plage apparaît. Si on s’arrêtait pour faire une pause ?
L’ancre ancrée, la cuisine, la pêche, les rires…
Il est temps de reprendre l’horizon. Hissage des voiles et…
Rien
Le vent est parti où !
Ben… oui, elle est capricieuse la mer du vieux monde.
Il peut souffler très très fort jusqu’à torde les mats des drapeaux,
Et quelques heures plus tard, l’eau plate comme un miroir.
La navigation continue, la lumière du soir couvrait les alentours…
Il vaut mieux allumer le moteur pour rejoindre un abri, dormir protégés, tout pourrait changer à nouveau…
Peu à peu, le bord de la côte se fait invisible entre l’obscurité monotone d’une nuit profonde.
Assourdis par le grun grun du moteur on se laisse guider par la technologie d’aujourd’hui. Le GPS nous montre un refuge. Par là au fond, on divise le rouge et vert d’une entrée.
On est sauvés !
Ou presque…
La carte annonce une petite baie sans port. Profonde ou pas profonde ?
Pas moyen de le savoir. On a pas de sondeur. Mais mon capitaine, il fallait s’équiper !
On laisse nos yeux s’habituer au noir. On devine les bateaux des pêcheurs, les rochers, la profondeur, on attrape un corps-mort sans savoir où on est.
Le bateau amarré maintenant oui, on peut finalement crier :
On est sauvés !
Des soupires de soulagement, une grande fatigue qui se laisse sentir et la certitude de qu’une belle étoile veille pour nous ce soir…
Le soleil levé, un vrai paradis nous sourit. Oups, on est entré par là !
On ne sait pas ce qui nous attend sur la mer ouverte, Monsieur le capitaine n’a pas noté le canal météo du coin. Mais mon capitaine, il fallait prévoir !
Hélas, dehors pas de vent et à l’intérieur, pas d’essence !
Monsieur le capitaine n’a pas rempli les bidons. Mais mon capitaine, il fallait m’écouter !
Une nouvelle expérience en face, on la vie avec patience… Lentement, très lentement, Dellys avance. Un nœud de vitesse maximale, soit deux kilomètres à l’heure, parfois moins !
Les bateaux nous dépassent avec le regard sur nos voiles plates, les vagues de leur moteurs nous basculent, les enfants le prennent en rigolant, c’est le seule instant de remous.
A nouveau une autre nuit qui tombe, à nouveau un autre port dans l’ombre, à nouveau les leçons de la vie qui nous interpellent…
On restera ici quelques jours pour réfléchir, s’équiper et s’écouter !







Hihi ! L’aventure est toujours aussi belle ! Et les rires des enfants sont si doux !
Je vous embrasse mes chéris !
Bisous !
J’adore, je vous souhaite bonne réflexion, communication et vive l’aventure, les expériences des chemins de traverses sont toujours colorées et puissantes.
Doux bisous
Oh la la!
J’espère que vous ne vous laissez pas envahir par la peur et que vous prenez toutes vos précautions….
Je vous souhaite bon vent et merveilleuse navigation, pleine d’aventures et de rires!
En tous cas les paysages que vous traversez sembles paradisiaques.
Tous vos sens sont aiguisés et doivent découvrir de nouvelles sensations.
Pensant fort à vous, je vous bisouile :*)