On avait parcouru lentement la côte catalane.
Difficilement, après quelques jours de navigation, le Cap Noir était victorieusement dépassé.
L’arrivée au dernier port nous avait montré de quoi la méditerranée était capable. Cependant cet expédition n’était qu’une petite entrée, un doux apéro de ce qui nous attendait…
Qui aurait pu l’imaginer…
La dernière côte surmontée et après l’abîme, le vide, l’inconnu, ça suscitait vraiment quoi de traverser la mer ?
Les journées à Palamos devenaient interminables, la péninsule se faisait ennuyeuse, notre but c’était les îles !
Finalement, ce qu’on croyait les bonnes conditions se dévoilent.
Une météo parfaite, un bon vent et l’esprit rempli d’impatience.
Allez ! On prend l’élan, on s’envole !
Sans l’avoir voulu, la nouvelle lune serait avec nous.
Ciel étoilé de lune noire et toutes mes lunes dans mon corps de femme, quelle coïncidence…
La traversée commence tranquillement sous une belle lumière, les flots calmes et argentés, l’équipage content et excité… La terre se perd de vue, sa bordure verte s’estompe entre les couleurs ondulées de la mer…
Tout est parfait.
Une fois le continent oublié, les vagues montent de volume, le vent de force, tenir la barre devient exigeant.
Le compas comme seule repère, ne pas perdre les degrés et en même temps garder les voiles gonflées sans trop les forcer.
Surfer la houle de deux mètres sans perturber le cap, sportif, éprouvant et toujours amusant !
Jusqu’à…
Jusqu’à je doive entrer un instant au bateau et à la sortie mon corps s’est tourné, le mal de mer n’était pas comme décrit…
Tout autour de nous, de l’eau, de l’eau, de l’eau… La mer est ronde, la mer est immense !
Un froid intense m’envahi. L’air s’expose abondant, géant il pousse mes poumons aux cris.
Tout mon être veut trembler, alors tremble, tremble !
Et la peur se mélange à l’extase, l’angoisse à la joie, les pleurs aux rires.
Ce n’est pas le mal, c’est la folie de mer !
Je comprends maintenant la raison de mes règles, être encore plus ouverte, encore plus sensible. C’est comme si une force puissante attendait depuis des siècles ce rencontre au coeur de la mère liquide et là enfin, une libération émouvante, une paix intérieur, un soulagement, une autre expérience…
Mon corps lâché, je ne sers plus à rien pour l’instant, je dois m’allonger, être patiente.
Le capitaine s’occupe de la barre, il s’occupe des voiles, il s’occupe des enfants…
Mais les conditions changent, ce n’était pas prévu autant de souffle, les vagues défient les trois mètres.
Les enfants se sont réfugiés sous ma couette, près de mes troubles, j’accompagne leur jeux d’innocence et d’un coup…
Un fort cri du capitaine nous alarme.
Le bateau perd le contrôle ! Impitoyable, la mer nous secoue, nous bascule, nous tape.
« C’est quoi ? Qu’est ce qui se passe !?! »
« J’ai cassé la barre ! »
« Quoi ??!! »
Difficile de s’entendre avec l’intensité des rafales et surtout, difficile à le croire.
« J’ai cassé la barre ! Non !!! Non !!! J’ai cassé la barre !!! »
« Mais maman, si la barre est cassée on ne pourra pas trouver le chemin. »
Hélio et ses questions de sagesse…
Ouf ! Vous savez, je suis fatiguée, je vais aller me coucher, je continuerai après.
Ah ! Non ? Je ne peux pas faire ça ?
Et bien oui, je vous laisse affamé.e.s, vous savez au moins que si j’écris on a fini par arriver à bon port, même si les embarras ne se sont pas arrêté là…







Ahahaha !!! Trop fort, quel suspense, c’est horriiiiible !
Vite vite la suite !!!
J’ai vraiment adoré le « ce n’est pas le mal, c’est la folie de mer »… L’humour dans le drame ! 8^D
Bisous !!!!!
Oh oh les amis,
que sommes nous impuissant a tous les difficultes que vous rencontrez.
Je ne sais comment traduire l’enxiete d’attendre de vos nouvelles, lire vos exploits ,votre force.
Cela est palpitant de devoir patienter de voir un nouveau message.
Car cela veut toujours dire que vous etes en vie.
On vous serre dans les bras, vous reconforte, joue avec les enfants et vous felicitent.
Je vous aime les amis.
Bon repos
Hahaha!!! La suite vite, desnouvelles….