Quinze jours sont déjà passé sans pouvoir naviguer.
Inépuisable, la méditerranée dégorge encore sa rage…
Journées de folie, où les vagues ambitionnent de monter au ciel pour devenir des nuages,
Mais pourquoi si long le délai ?
Elle est fâchée contre nous la mer bleue ?
On mérite cette attente ?
On doit saisir une leçon qui n’arrive pas à la conscience ?
Souffle ! Enflamme ! Envahit !
Siffle… Chuchote… Gémit…
Ce vent qui tantôt vient du nord, tantôt de l’est. Tantôt du sud, tantôt de l’ouest.
Après chaque orage, on aère nos plumes au soleil et on regarde,
Minorque s’imprègne dans nos mémoires.
Ses gens, ses rues…
Ses paysages, ses goûts …
Fatalité, pas de chance, jalousie, malédiction…
On pourrait le croire.
Cependant, dans le non jugement, il n’y a ni bien ni mal. La vie est, c’est tout. Et j’ai l’impression que c’est là où on devient le maître de son existence, en choisissant l’étiquette qu’on colle à ce qui se présente…
Le temps, réveil de mes blessures, indique que la date des anniversaires s’approche.
Ça fait cinq ans que le Tarn me protège entre ses terres noires et paisibles, ses personnes aimables, aimantes…
Mais il y a aussi celles qui ont emprisonné leur âme dans leurs canapés des vielles habitudes, même si les bosses de l’usage sont devenues inconfortables, parce que ça rassure, parce que l’inconnu bouscule…
Il a fallut que je quitte cette terre pour comprendre, m’éloigner pour admettre que j’étais sur le point de leur donner raison… et tuer ma passion…
Aujourd’hui je fixe mon corps près de la mer déchaînée,
Trempée, tamisée de sel, je change le destin de cette tempête.
Quelle beauté ! Elle est une offrande, une grande chance, un miracle !
Elle est là pour me reconnecter à la puissance, la force vitale, la pulsion éternelle.
Elle est là pour me montrer que l’origine de notre existence est de respirer avec tous nos sens, ne rien laisser de coté, oser, absorber une à une chaque nuance, chaque saveur, chaque expérience, profondément, en confiance, sans honte, sans regrets, sans craintes…
Elle est là pour me dire que ma léthargie est bientôt finie, qu’il est temps de sortir de ma coquille, de me donner une fois pour toutes à la vie…
Mon dialogue avec la houle se termine et ayant quitté la porte du conformisme…
Loin de tout pronostic météorologique, tout d’un coup, le vent se calme, du ciel descend une lumière étrange…
Le soleil se fait une place entre les nuages, la mer se transforme en miroir qui reflète mes rêves, mes fantasmes.
Mais pas besoin de rimer puissance avec impatience…
La navigation m’apprend, à rien ne sert de se mettre face au vent, il faut simplement tourner les degrés justes. Sans fuir, mais bien installée pour surfer toutes les vagues avec courage et persévérance.
Je prends du recul, je m’allonge sur le sable blanc, j’admire mes petits qui jouent.
Le moment parfait pour lever l’ancre arrivera. Au loin, Mallorca nous attend…
















Trop belles les photos !!!!! Et toujours ce style paisible et fort, si personnel.
Vivement la suite ! 🙂
Bisous !
Coucou les amis !
C’est magnifique!
Maria, tu metrises tres bien la langue francaise !
Vous faites le pleins de force !
Big bisous
Bonjour Maria et Jonathan, je suis en retard de lecture ! dommage pour moi, j’avais raté ces photos magiques et ces belles phrases, qui racontent la vie, la nature, les éléments « déchaînés » … merveilleux, bon voyage à vous deux et aux 2 moussaillons.
Bises.